je me suis demandé si je faisais bien d’y aller, pour qui j’y allais?
si j’étais assez belle pour lui?, si j ‘allais lui plaire?
C’est lui que j’ai vu en premier, nos yeux se sont poser sur nous un instant infini dans mon coeur et une fraction de seconde réelle.
Et puis je l’ai évité tout en le guettant, tout en rêvant qu’il bondisse pour m’enlever dans ce monde qui n’arrange que moi.
Et puis il s’est retourné… par politesse, par ivresse… par jeu.
Je ne suis pas un jeu.
Si le désir persiste par delà les années c’est qu’il prend de l’assurance, de la valeur…
Là non.
Le désire se rétracte, je suis déçu, il se ranime, je suis excité, il s’en va, je n’ai plus aucune raison d’être là.
Vous qui m’aimez, êtes ivre, moi je suis malade.
Je m’endors.
J’écris, de désespoir, de faiblesse d’inspiration.
Il me réveille, je lui plais, ce n’est pas simple, il veut venir, il ne peut pas.
Je m’endors.
je me réveille,
je suis triste et pourtant vous m’aimez, vous qui êtes tout pour moi, vous qui êtes ce que je suis de meilleur.
vous que j’aime plus que tout au monde